La différence entre l'amour et l'attachement
La principale différence tient à ce qui vous fait rester. L'amour porte sur la personne : vous avez envie d'elle, ce qu'elle raconte vous intéresse, vous la choisiriez encore si vous la rencontriez demain. L'attachement porte sur le lien : les années passées, l'appartement, les amis communs, la peur du silence le soir, l'idée de tout recommencer.
Ce sont deux choses différentes, mais pas deux choses opposées, et c'est justement ce qui rend la question difficile à trancher tout seul : un couple qui va bien a les deux, largement. Vous pouvez très bien aimer votre partenaire et redouter en même temps de vous retrouver seul. Ça n'enlève rien à vos sentiments, ça veut juste dire que votre vie est mêlée à la sienne, ce qui est plutôt normal au bout de quelques années !
Le problème commence quand il ne reste que le second. Quand la seule chose qui vous retient, ce sont les conséquences du départ, et que plus rien ne parle de la personne elle-même. C'est ce déséquilibre-là que le test cherche à rendre visible.
Quatre signes qui départagent les deux
Voici les quatre choses qui séparent le mieux les deux, et sur lesquelles les questions du test reviennent.
Est-ce que cette personne vous intéresse encore ?
Pas est-ce que vous l'aimez bien : est-ce qu'elle vous intéresse. Ce qu'elle a prévu de faire cette année, ce qui l'occupe en ce moment, ce qu'elle pense d'un sujet dont vous n'avez jamais parlé. Quelqu'un qui aime a envie de savoir. Quand on ne sait plus répondre à ces questions-là depuis un moment, c'est rarement un oubli.
Ce que vous répondez à « si c'était à refaire »
Si vous rencontriez cette personne aujourd'hui, dans une soirée, sans l'histoire commune : est-ce que vous la choisiriez ? C'est la question la plus dure du test et la plus parlante. Elle met de côté tout ce qui s'est accumulé et ne laisse que la personne. Un « je ne sais pas » est déjà une réponse.
Ce qui vous vient quand vous imaginez la suite
Quand vous vous projetez sans elle, qu'est-ce qui arrive en premier ? Si c'est la personne qui vous manque, c'est de l'amour. Si c'est le silence dans l'appartement, la logistique du déménagement et ce que diraient vos amis, c'est autre chose. Là encore, les deux peuvent cohabiter, et l'ordre dans lequel elles arrivent en dit long.
Ce que vous vous répétez pour rester
« On a quand même dix ans derrière nous. » « Il ou elle ne s'en remettrait pas. » « Ce n'est pas le moment… » Ces phrases-là sont des arguments d'attachement : elles parlent du coût de partir, jamais de l'envie de rester. Quand elles reviennent toutes les semaines, c'est souvent que le quotidien a pris la place du reste.
Comment le test mesure les deux
Vingt questions, dix pour chaque côté, posées en alternance. Dix mesurent l'élan vers la personne : l'envie, l'intérêt, le plaisir de la voir rentrer, la façon dont vous partagez une bonne nouvelle. Dix mesurent ce qui vous retient : la peur du vide, les années investies, les amis communs, ce que vous perdriez en partant.
Chaque réponse vaut un nombre de points différent, et chaque question a son propre poids : ce que vous répondriez à « si c'était à refaire » compte plus que votre avis sur les habitudes du quotidien. Les deux côtés valent cinquante points chacun, et le résultat les ramène en pourcentage.
Les deux pourcentages ne font pas cent à eux deux, et c'est voulu. Chacun est calculé sur son propre maximum, donc vous pouvez très bien obtenir 80 et 80. Une note unique mélangerait un lien tiède des deux côtés et un lien fort des deux côtés dans la même tranche du milieu, alors que ce sont deux situations opposées.
Cinq résultats sont possibles selon la forme du profil : les deux hauts, l'amour nettement devant, l'attachement nettement devant, les deux bas, ou presque à égalité. Si le côté attachement l'emporte largement et que l'idée de vous retrouver seul vous met dans un état qui vous dépasse, la question n'est plus tout à fait celle du couple. Et si les deux barres sont au plancher, ce qui reste à sauver se regarde ailleurs.
