Masque de théâtre blanc à deux visages sur fond sombre, symbole de la double personnalité
Test PN • Gratuit • 5 min

Êtes-vous en couple avec un pervers narcissique ?

Un test d'auto-évaluation confidentiel et bienveillant pour mettre des mots sur ce que vous vivez.

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Prêts pour le test ?

Les 20 questions, dans l'ordre. Lancez le test ci-dessus pour obtenir votre résultat.

  1. Au tout début de votre relation, comment décririez-vous son comportement ?

    • Il/elle a appris à me connaître à mon rythme, sans précipitation.
    • Attentionné·e, avec quelques élans intenses mais sincères.
    • Tout est allé très vite : « âme sœur », déclarations enflammées, projets immédiats.
    • Il/elle m'a submergé·e d'attention… puis a brutalement changé une fois que j'étais attaché·e.
  2. Quand il/elle vous adresse une remarque blessante devant d'autres personnes…

    • Cela n'arrive pas : il/elle veille à ne jamais m'humilier en public.
    • C'est rare, et il/elle s'en excuse sincèrement ensuite.
    • Il/elle lance des piques « pour rire » et dit que je manque d'humour si je le prends mal.
    • Il/elle me rabaisse souvent, puis me fait passer pour susceptible ou trop sensible.
  3. Lorsque vous lui reprochez quelque chose qu'il/elle a dit ou fait, sa réaction typique est…

    • Il/elle écoute, reconnaît sa part et on en discute calmement.
    • Il/elle se défend d'abord, mais finit par admettre les faits.
    • Il/elle nie en bloc : « Je n'ai jamais dit ça, tu inventes. »
    • Il/elle me fait douter de ma mémoire et de mon bon sens (« tu es parano », « tu délires »).
  4. Depuis que vous êtes ensemble, vos relations avec vos proches (amis, famille)…

    • Se sont enrichies : il/elle s'entend bien avec mon entourage.
    • N'ont pas vraiment changé.
    • Se sont espacées : il/elle critique souvent mes amis ou ma famille.
    • Se sont fortement réduites : je vois beaucoup moins mes proches pour éviter les tensions.
  5. Quand vous êtes triste ou que vous traversez une épreuve, il/elle…

    • Me soutient et cherche sincèrement à me réconforter.
    • N'est pas toujours à l'aise, mais fait un effort pour être là.
    • Minimise ce que je ressens ou ramène vite la conversation à lui/elle.
    • Reste froid·e, voire agacé·e, comme si ma souffrance le/la dérangeait.
  6. Après un conflit, qui finit par s'excuser ?

    • Celui qui a eu tort, et souvent les deux.
    • Souvent moi, mais il/elle reconnaît aussi ses erreurs.
    • Presque toujours moi, même quand je n'ai rien fait de mal.
    • Toujours moi : il/elle se pose systématiquement en victime, jamais en responsable.
  7. Concernant vos décisions personnelles (dépenses, tenue, sorties, temps libre)…

    • Je décide librement ; on en parle quand ça nous concerne tous les deux.
    • Il/elle donne son avis, mais respecte mes choix.
    • Il/elle exerce une pression : je m'auto-censure pour éviter les reproches.
    • Il/elle contrôle mon argent, mes vêtements ou mon emploi du temps.
  8. Le/la partenaire que vos amis connaissent et celui/celle que vous vivez à la maison…

    • Sont la même personne, cohérente en toutes circonstances.
    • Se ressemblent, avec de petites différences bien normales.
    • Diffèrent : il/elle est bien plus charmant·e en public qu'avec moi.
    • Sont deux personnes opposées : adorable dehors, méprisant·e ou dur·e en privé.
  9. Quand il/elle est mécontent·e de vous, sa façon de le montrer est…

    • D'en parler ouvertement pour régler le problème.
    • De bouder un moment, puis de revenir vers moi.
    • De me faire la tête et de me punir par le silence pendant des heures.
    • De m'ignorer complètement pendant des jours, jusqu'à ce que je cède et m'excuse.
  10. Au quotidien, à la maison, vous vous sentez plutôt…

    • Détendu·e et libre d'être moi-même.
    • À l'aise, avec les tensions normales de la vie à deux.
    • Sur mes gardes : j'anticipe ses humeurs pour éviter les crises.
    • En alerte permanente : j'ai l'impression de « marcher sur des œufs ».
  11. Face à une preuve claire d'un mensonge ou d'une faute, il/elle…

    • Reconnaît les faits.
    • Est gêné·e, mais finit par l'admettre.
    • Trouve une excuse tordue ou minimise.
    • Continue de nier contre l'évidence, ou retourne l'accusation contre moi.
  12. Quand vous vivez une réussite (travail, projet, compliment reçu)…

    • Il/elle est fier·e de moi et le montre.
    • Il/elle s'en réjouit, même sans être toujours démonstratif·ve.
    • Il/elle relativise ou trouve un défaut à ma réussite.
    • Il/elle est jaloux·se, boude, ou s'arrange pour gâcher le moment.
  13. Lorsque vous évoquez l'idée de prendre du recul ou de partir…

    • Il/elle respecte mon besoin d'espace et on en discute.
    • Il/elle est triste, mais l'entend.
    • Il/elle me culpabilise (« après tout ce que j'ai fait pour toi »).
    • Il/elle me menace : rupture-punition, chantage, « je ne m'en remettrai pas », menaces envers lui/elle-même ou envers moi.
  14. Utilise-t-il/elle d'autres personnes (ex, collègues, inconnus) dans votre relation ?

    • Non, jamais.
    • Rarement, et sans intention de me blesser.
    • Il/elle me compare aux autres ou provoque ma jalousie « pour tester ».
    • Il/elle m'accuse d'infidélité sans raison, tout en entretenant lui/elle-même le doute ou l'ambiguïté.
  15. Votre relation ressemble-t-elle à des montagnes russes émotionnelles ?

    • Non, elle est plutôt stable et rassurante.
    • Il y a des hauts et des bas, comme dans tout couple.
    • Oui : des phases fusionnelles intenses suivies de ruptures froides.
    • Oui, un cycle épuisant : il/elle m'idéalise, me démolit, puis revient dès que je m'éloigne.
  16. Quand il/elle promet de changer après une crise…

    • Le changement est réel et il dure.
    • Il/elle fait des efforts, avec quelques rechutes.
    • Ça tient quelques jours, puis tout recommence.
    • Rien ne change jamais : les promesses ne servent qu'à me faire rester.
  17. Depuis le début de cette relation, votre confiance en vous…

    • S'est renforcée.
    • Est restée stable.
    • S'est fragilisée : je doute souvent de moi.
    • S'est effondrée : je ne me reconnais plus, j'ai perdu qui j'étais.
  18. Dans votre couple, les efforts et les sacrifices…

    • Sont équilibrés entre nous deux.
    • Penchent un peu de mon côté, mais ça reste correct.
    • Reposent surtout sur moi (temps, argent, énergie).
    • Sont à sens unique : j'ai le sentiment d'être utilisé·e sans jamais rien recevoir en retour.
  19. Que disent vos proches de votre relation ?

    • Ils la trouvent saine et sont contents pour moi.
    • Ils n'ont pas d'avis particulier.
    • Certains s'inquiètent ou m'ont déjà mis·e en garde.
    • Plusieurs m'ont alerté·e, mais je minimise ou je leur cache la réalité.
  20. Aujourd'hui, l'idée de quitter cette relation…

    • N'est pas d'actualité : je m'y sens bien.
    • Me traverse parfois, comme dans tout couple.
    • M'obsède, mais je me sens incapable de franchir le pas.
    • Me terrifie : je sais que cette relation me fait du mal, mais je me sens « accro » et prisonnier·e.

Pourquoi ressentez-vous le besoin de faire ce test ?

Le simple fait de chercher un test pervers narcissique est rarement anodin. On ne se demande pas si l'on partage sa vie avec un manipulateur quand tout va bien. Si vous êtes ici, c'est qu'une petite voix, depuis un moment, vous souffle que quelque chose ne tourne pas rond, sans que vous arriviez vraiment à le nommer.

Le cœur d'une relation avec un pervers narcissique, ce n'est pas la violence spectaculaire : c'est le doute permanent. « Suis-je trop sensible ? Est-ce moi le problème ? Est-ce que j'exagère ? » Ce brouillard mental n'a rien d'un hasard : c'est précisément l'effet recherché par la manipulation, qui érode peu à peu la confiance que vous avez en votre propre perception.

Vous cherchez ici un regard extérieur et objectif, parce que de l'intérieur tout se mélange. Ce test ne remplace pas l'avis d'un professionnel, mais il sert à distinguer ce qui relève d'une relation toxique ordinaire de ce qui relève d'une véritable emprise.

Qu'est-ce qu'un pervers narcissique, exactement ?

Le terme pervers narcissique (souvent abrégé « PN »), popularisé par la psychiatre Marie-France Hirigoyen, désigne une personne qui combine un besoin narcissique de domination et un fonctionnement pervers : elle se nourrit de l'autre, le vide de son énergie et de son estime, sans jamais éprouver de véritable culpabilité.

Attention toutefois à ne pas coller cette étiquette trop vite. Avoir de l'ego, être égoïste ou traverser une mauvaise passe ne fait pas de quelqu'un un pervers narcissique. La différence se joue sur l'intention et la répétition :

  • Une personne simplement maladroite ou égocentrique peut blesser sans le vouloir, mais elle est capable de s'en rendre compte, de s'excuser sincèrement et de modifier son comportement.
  • Un pervers narcissique, lui, instrumentalise : la relation n'est pas un lien d'égal à égal, c'est un rapport de pouvoir dans lequel votre souffrance ne pèse rien face à son besoin de contrôle.

Le pervers narcissique ne cherche pas d'abord à être aimé : il cherche à contrôler. Et il s'arrange pour que vous portiez la responsabilité du mal qu'il vous fait.

Comment interpréter votre résultat

Chaque question porte un poids selon ce qu'elle révèle vraiment, et chaque réponse une valeur selon son rang. Le total va de 0 à 255 points. Voici comment lire votre score. Gardez en tête qu'il s'agit d'un indicateur, pas d'un diagnostic.

Score totalNiveau d'alerteCe que cela signifie
0 à 63 pointsAucun signe de perversion narcissiqueVotre relation semble reposer sur le respect. Les tensions existent, comme partout, mais pas la mécanique de l'emprise.
64 à 127 pointsQuelques signaux à surveillerQuelques comportements méritent votre vigilance. Posez une limite claire et observez la réaction de l'autre.
128 à 191 pointsSignes marqués de manipulationPlusieurs mécanismes d'emprise sont installés. Il est important de vous faire aider et de commencer à vous protéger.
192 à 255 pointsProfil très évocateur d'un pervers narcissiqueLe tableau est proche de la perversion narcissique. Votre sécurité émotionnelle, voire physique, doit devenir la priorité.

Le mécanisme de l'emprise : comment on tombe dans le piège

Si votre score est élevé, une question vous ronge peut-être : « Comment ai-je pu laisser faire ça ? ». Cette culpabilité est injuste. On ne « choisit » pas de tomber sous l'emprise d'un pervers narcissique : on y glisse, par un processus redoutablement efficace.

L'emprise s'installe presque toujours en trois temps :

1. Le love bombing (la phase idéale)

Au début, c'est le conte de fées. Attention de tous les instants, compliments, projets d'avenir, sentiment d'avoir enfin trouvé son âme sœur. Cette séduction intense crée un attachement puissant… et un souvenir merveilleux auquel vous vous raccrocherez plus tard, quand tout ira mal.

2. La dévalorisation progressive

Une fois que vous êtes attaché·e, le masque tombe par petites touches. Une critique « pour votre bien », une pique déguisée en humour, une comparaison humiliante. Votre seuil de tolérance recule à votre insu, et vous finissez par trouver « normal » ce que vous n'auriez jamais accepté au départ.

3. Le renforcement intermittent (l'addiction)

C'est le piège le plus puissant. Le pervers narcissique n'est pas désagréable 100 % du temps : il alterne le chaud et le froid, les moments de fusion et les ruptures glaciales. Ces retours d'affection imprévisibles agissent comme une drogue sur le cerveau et créent une véritable dépendance affective.

Les signes qui doivent alerter

Au-delà du score, ce sont certains mécanismes précis qui signent la perversion narcissique. Si vous en reconnaissez plusieurs, votre vigilance est justifiée. Beaucoup recoupent d'ailleurs les red flags les plus destructeurs d'une relation.

Le gaslighting (déni de votre réalité)

« Je n'ai jamais dit ça », « tu inventes », « tu es parano ». Le pervers narcissique nie des faits que vous avez pourtant vécus, jusqu'à vous faire douter de votre mémoire et de votre bon sens. C'est une violence psychologique silencieuse qui attaque l'identité.

L'inversion de la culpabilité

Quoi qu'il arrive, c'est toujours de votre faute. Il/elle se pose systématiquement en victime, retourne vos reproches contre vous, et vous finissez par vous excuser… pour des choses que vous n'avez pas faites.

L'isolement et le contrôle

Petit à petit, vos amis « ne vous méritent pas », votre famille « se mêle de tout ». Le pervers narcissique vous coupe de vos soutiens et surveille votre temps, votre argent ou vos fréquentations, parfois sous couvert d'amour ou de jalousie.

Le double visage et l'absence d'empathie

Charmant·e en public, méprisant·e en privé : « personne ne me croirait ». Et face à votre souffrance, vous ne rencontrez qu'une froideur déconcertante, parfois de l'agacement. Cette absence d'empathie réelle est la signature du pervers narcissique.

Le test révèle une emprise probable : que faire ?

D'abord, rappelez-vous que ce test est un outil de réflexion, pas un verdict. Il ne remplace jamais l'avis d'un professionnel. Si vous pensez vivre une relation d'emprise, voire dangereuse, entourez-vous de vraies personnes compétentes.

Prendre conscience de la situation est l'étape la plus difficile, et vous venez de la franchir. Un score élevé ne veut pas dire « partez dans la minute » (sauf danger physique immédiat), mais il signifie que le statu quo n'est plus tenable. Voici par où commencer.

Ce qu'il vaut mieux éviter

Vouloir le/la « sauver » ou le/la changer

Vous ne serez jamais le/la thérapeute de votre partenaire. La perversion narcissique est un fonctionnement profond que seul l'individu concerné pourrait décider de travailler, ce qui est rarissime. Vous épuiser à le/la réparer ne fera que vous abîmer davantage.

Le/la confronter avec ce test

Brandir ce résultat provoquera presque à coup sûr une crise, un déni ou un retournement (« c'est toi la manipulatrice »). Gardez-le pour vous, comme une boussole intérieure, pas comme une preuve à négocier.

Ce qu'il est utile de faire

1

Documenter les faits

Tenez un journal factuel des paroles et des scènes qui vous heurtent. Relire « à froid » ce qui s'est réellement passé est le meilleur antidote au doute que le gaslighting installe en vous.

2

Briser l'isolement

Parlez à une personne de confiance et, idéalement, à un professionnel (psychologue) ou à une association spécialisée dans les violences psychologiques. Nommer les choses à voix haute leur retire une partie de leur pouvoir.

3

Poser une limite et préparer votre sécurité

Fixez une limite simple et ferme sur un comportement inacceptable, puis observez : un partenaire sain s'ajuste, un pervers narcissique escalade. Il existe des choses qu'on ne devrait jamais accepter, et vous avez le droit de vous protéger.

À retenir : votre ressenti est une boussole

Ce test pervers narcissique n'est pas un verdict de tribunal : c'est un miroir. Si vous avez répondu à ces questions le cœur serré, c'est que votre corps sait déjà ce que votre tête a encore du mal à admettre.

Une relation amoureuse doit être un refuge, pas un champ de bataille où l'on marche sur des œufs. La confusion que vous ressentez n'est pas une faiblesse : c'est le signe que vous essayez, depuis trop longtemps, de vous adapter à une situation anormale. Vous avez le droit d'être respecté·e, entendu·e et en sécurité : c'est aussi ce que mesure notre test de couple sain.

Si ce résultat vous inquiète, ne restez pas seul·e avec ce poids. En parler à quelqu'un est déjà un premier pas hors de l'emprise.

Cet avis compte

Vous venez de le faire ? Dites en un mot ce que vous en avez pensé, ça aide les autres couples à se lancer.