Les signes qui montrent qu'un homme est nerveux devant une femme

Psychologie
Thomas 11 min de lecture
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Jeune homme qui se frotte la nuque en souriant, un peu gêné, face à une jeune femme qui lui parle, un soir d'été en extérieur

Résumé rapide

  • Un homme nerveux se voit surtout aux mains, à la bouche et au regard.
  • Détourner les yeux n'est pas un signe de mensonge ni de désintérêt : c'est le cerveau qui se libère de la place.
  • La nervosité toute seule ne dit rien. C'est le fait qu'il reste et qu'il relance qui indique que vous lui plaisez.
  • La pire réaction est de le lui faire remarquer. La meilleure est de baisser l'enjeu.
  • Côte à côte, en marchant ou en faisant quelque chose, la nervosité tombe toute seule.

Il rit un peu trop fort. Il n'arrive pas à vous regarder plus de deux secondes. Ça fait dix minutes qu'il tourne son verre entre ses mains sans le boire.

Voici les 12 signes qui montrent qu'un homme est nerveux devant vous, ce qui se passe dans son corps à ce moment-là, et quoi faire de tout ça.

Les 12 signes qui trahissent un homme nerveux

Aucun de ces signes ne compte tout seul. C'est quand vous en voyez trois ou quatre en même temps que le doute n'est plus permis.

  1. Il déglutit souvent, et il boit beaucoup : il avale sa salive toutes les trente secondes, il reprend une gorgée alors qu'il vient d'en prendre une.
  2. Il ne tient pas votre regard : deux secondes, puis il regarde ailleurs, puis il revient. Ça fait des allers-retours en permanence.
  3. Il se touche le visage, le cou, la nuque : il se frotte la nuque, il se passe la main dans les cheveux, il se pince le nez. Souvent sans s'en rendre compte.
  4. Ses mains ne restent jamais vides : le verre, le sous-verre, les clés, le téléphone, la serviette en papier qu'il réduit en confettis.
  5. Il parle vite, et il parle beaucoup : il enchaîne, il ne laisse pas de blanc, il répond à des questions que vous n'avez pas posées.
  6. Il rit alors qu'il n'y a rien de drôle : le petit rire en fin de phrase, celui qui ne va avec rien.
  7. Sa voix monte d'un cran : elle est un peu plus haute et un peu plus serrée que quand il parle à ses potes.
  8. Il rougit, souvent par plaques : ça commence dans le cou et ça monte vers les oreilles, et il le sait, ce qui n'arrange rien.
  9. Il a les mains moites : vous le voyez les essuyer discrètement sur son jean avant de vous dire bonjour.
  10. Une jambe qui tremble, un pied qui bouge : assis, ça se voit tout de suite. Debout, il change de pied d'appui toutes les dix secondes.
  11. Il se reprend et il se corrige : « enfin je veux dire », « non mais tu vois ce que je veux dire », « pardon, je m'exprime mal ».
  12. Il regarde son téléphone alors qu'il ne s'est rien passé : pas de notification, pas d'appel. Juste besoin de faire une pause de trois secondes.

Vous remarquerez que presque tout se joue à trois endroits : les mains, la bouche et le regard. Ce n'est pas un hasard, et ça s'explique assez bien.

Ce qui se passe dans son corps à ce moment-là

Une situation qui compte, ça déclenche la même mécanique qu'un danger. Le corps passe en alerte, l'adrénaline monte, le cœur accélère et le sang part vers les muscles. C'est le système nerveux sympathique qui prend la main, et il ne fait pas la différence entre un ours et une femme qui vous plaît.

La bouche : en alerte, la salive change : elle devient plus épaisse, et la bouche donne cette sensation désagréable d'être sèche. D'où le fait qu'il déglutit sans arrêt et qu'il boit une gorgée toutes les deux minutes. C'est aussi pour ça que la voix se serre un peu.

Les mains : les glandes sudoripares des paumes réagissent aux émotions, pas seulement à la chaleur. Un stress social suffit à les faire transpirer, et un homme qui le sait passera son temps à s'essuyer les mains. Quant aux gestes vers le visage et le cou, ce sont des gestes d'apaisement : on se touche pour se calmer, comme on se frotte les yeux quand on est fatigué.

Le regard : c'est celui qu'on interprète presque toujours de travers. En 1998, Arthur Glenberg et son équipe ont publié dans Memory & Cognition cinq expériences sur le fait de détourner les yeux. Résultat : plus la question posée est difficile, plus les gens regardent ailleurs pour y répondre. Et ce n'est pas de la gêne, les chercheurs ont vérifié ce point. C'est utile : détourner le regard coupe une partie de ce qui arrive de l'extérieur, et libère de la place pour réfléchir.

Autrement dit, quand il vous parle et qu'il fixe le comptoir, ce n'est pas qu'il vous fuit. C'est souvent qu'il cherche quoi dire, et que votre visage lui prend trop de bande passante pour qu'il y arrive en vous regardant.

Le rouge : le rougissement est à part, parce qu'il ne sert à rien. Darwin lui a consacré le dernier chapitre de L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux, en 1872, et il l'appelait « la plus singulière et la plus humaine de toutes les expressions ». Aucun autre animal ne rougit. Ça apparaît chez les personnes aveugles de naissance, donc ce n'est pas appris, et ça se déclenche pour une seule raison : le fait de penser à ce que les autres pensent de nous. C'est le signe le plus honnête de la liste, justement parce qu'il est impossible à fabriquer.

Est-ce qu'il est nerveux parce que je lui plais ?

Réponse honnête : la nervosité toute seule ne prouve rien. Un homme peut être nerveux parce qu'il vous trouve jolie, mais aussi parce qu'il est timide avec tout le monde, parce qu'il a passé une sale journée, ou parce qu'il n'aime pas les groupes.

Ce qui renseigne, c'est ce qu'il fait avec sa nervosité. Voici comment faire la part des choses.

Ce que vous observezVers quoi ça penche
Il est nerveux, mais il reste et il relance la conversationVous lui plaisez. Il a peur de rater, donc il tient à réussir.
Il est nerveux et il écourte, il regarde vers la sortieIl n'est pas à l'aise, et il veut surtout que ça s'arrête.
Il est nerveux avec vous et détendu avec les autresC'est vous. Regardez-le parler à quelqu'un d'autre, la différence saute aux yeux.
Il est comme ça avec tout le mondeC'est sa timidité, et ça ne dit rien sur vous.
Il est nerveux et il vous pose des questions sur vousBon signe. Il veut vous connaître malgré l'inconfort.
Il est nerveux et il parle surtout de luiIl gère son image plus qu'il ne s'intéresse à vous. À voir la prochaine fois.

Il y a aussi le cas de l'homme tellement nerveux qu'il annule à la dernière minute. Ce n'est pas qu'il n'a pas envie, c'est que la pression est devenue trop forte. Si ça vous arrive, ce qu'il fait dans les minutes qui suivent vous en dira beaucoup plus long que l'annulation elle-même.

Et puis certains ne se déclareront jamais d'eux-mêmes. Un homme peut être attentionné, nerveux, présent depuis des mois, et garder ses sentiments pour lui en attendant un signe de votre part. Chez les grands timides, c'est même le scénario le plus courant.

La réaction à avoir dans ce type de situation en tant que femme

Vous avez trois options devant vous, et une seule est mauvaise. On commence par celle-là.

Ne surtout pas lui faire remarquer

« Ça va, tu es tout rouge ? », « t'es stressé ou quoi ? », « détends-toi ! ». Ces trois phrases partent d'une bonne intention et font exactement l'inverse de ce qu'elles cherchent.

Le rougissement, on l'a vu, se déclenche quand on pense à ce que les autres pensent de nous. Lui dire qu'il est rouge, c'est donc le rendre plus rouge, mécaniquement. Pareil pour le reste : nommer sa nervosité la double, parce qu'il découvre que ça se voit.

Faites comme si vous n'aviez rien remarqué. Ça ne veut pas dire jouer la comédie, juste ne pas mettre le projecteur dessus.

Changer de position plutôt que de sujet

C'est le conseil le plus efficace de la page. Quand quelqu'un est nerveux, on cherche instinctivement un autre sujet de conversation. Ça ne marche pas, parce que le problème n'est pas le sujet, c'est le face-à-face.

Un face-à-face, c'est deux personnes qui se regardent, sans rien pour occuper les mains et sans échappatoire pour les yeux. C'est la configuration la plus dure qui existe pour quelqu'un de nerveux.

Alors changez-la. Proposez de marcher un peu. Allez chercher les boissons ensemble. Sortez prendre l'air. Côte à côte, tout devient plus simple : les mains ont quelque chose à faire, les yeux ont le droit de regarder devant, et les silences ne pèsent plus rien. Vous verrez souvent quelqu'un de complètement différent au bout de cinq minutes.

Si vous êtes coincés en face à face et qu'il n'y a rien à faire, donnez-lui des questions faciles à attraper : sa pire soirée au restaurant, la série qu'il a honte d'aimer, ce genre de choses.

Jouer de sa nervosité pour le piéger (sans être méchante) !

Là on passe à la partie amusante. Sa nervosité vous donne un avantage, et vous avez parfaitement le droit de vous en servir. La règle est simple : on taquine, on ne se moque jamais.

La différence tient à qui rit. Si vous riez de lui, c'est méchant et il se referme. Si vous riez avec lui, vous venez de faire tomber la pression tous les deux, et c'est exactement ce dont il avait besoin.

Quelques exemples qui marchent.

  • Le faux reproche : « tu fais exprès de ne pas me regarder ou je te fais peur ? », dit en souriant. Vous nommez la chose, mais sur le ton du jeu, et lui donnez l'occasion de répondre « un peu les deux ». Là, c'est gagné.
  • Le compliment déguisé : « c'est mignon, tu es en train de découper ta serviette en petits morceaux. » Il va rire, il va s'arrêter, et il aura compris que ça ne vous dérange pas.
  • Le défi bidon : « je te parie que tu n'arrives pas à me regarder cinq secondes sans détourner les yeux. » Vous transformez le truc qui le bloque en jeu, et un jeu, ça ne fait pas peur.
  • La franchise à deux : « je te rassure, moi aussi je suis un peu stressée. » Ce n'est plus lui le nerveux tout seul, vous êtes deux, et vous venez de diviser la pression par deux.

Ce ton un peu taquin et un peu direct, c'est ce qui fait craquer la plupart des hommes, bien plus que la politesse parfaite. Une femme qui ose plaisanter avec lui, c'est une femme qui n'a pas peur de lui, et il le ressent immédiatement. Et c'est souvent de ce genre d'échange, un peu bancal et pas du tout préparé, que naissent les belles histoires.

Quelques conseils pour le détendre

Rien de compliqué ici, et vous n'avez pas à porter la soirée toute seule. Ces cinq choses suffisent la plupart du temps.

  • Parlez un peu plus lentement que lui : le rythme se contagionne. S'il parle vite et que vous ralentissez, il ralentit avec vous au bout de deux minutes, sans même le remarquer.
  • Laissez tomber les questions à enjeu au début : « c'est quoi ton plus grand rêve » posée dans les cinq premières minutes, c'est ingérable pour quelqu'un de stressé. Commencez par des questions dont la réponse est facile.
  • Acceptez les silences sans les combler : si vous vous précipitez pour remplir chaque blanc, vous lui apprenez que les blancs sont un problème. Un silence tranquille de trois secondes le détend plus qu'une phrase de plus.
  • Racontez quelque chose de vous, y compris un truc raté : une petite histoire un peu gênante de votre côté, et il comprend qu'il n'a pas besoin d'être parfait. C'est la façon la plus rapide de faire baisser la pression.
  • Donnez-lui une info claire à la fin : « c'était sympa, on remet ça. » Une phrase, et il arrête de se demander s'il a tout gâché. C'est le plus beau cadeau que vous puissiez lui faire ce soir-là.

Et si au bout de deux ou trois fois il est toujours dans le même état, ce n'est plus vraiment le trac. La nervosité des débuts s'use vite quand la personne se sent en sécurité, et si elle ne s'use pas, il se passe autre chose.

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Questions fréquentes

Comment savoir s'il est nerveux ou juste timide ? Regardez-le avec d'autres personnes. Un timide est comme ça avec tout le monde. Un homme nerveux à cause de vous est détendu avec les autres et se raidit quand vous arrivez.

Un homme nerveux devant moi, est-ce qu'il est amoureux ? Pas forcément amoureux, mais il y a un enjeu. Vous ne lui êtes clairement pas indifférente, sinon il n'y aurait rien à rater.

Pourquoi il évite mon regard quand je lui parle ? Le plus souvent parce qu'il cherche quoi dire. Détourner les yeux libère de la place pour réfléchir, c'est documenté. Ce n'est ni du mensonge ni du désintérêt.

Pourquoi il rigole tout le temps avec moi ? Le rire est la façon la plus rapide de faire retomber une tension. S'il rit à des moments où il n'y a rien de drôle, c'est de la décharge, pas de la moquerie.

Est-ce que ça passe avec le temps ? Oui, et assez vite. Comptez deux ou trois rencontres. Au-delà, si rien ne bouge, c'est autre chose qu'un simple trac.

Comment savoir si c'est de la nervosité ou du malaise ? Le nerveux reste et relance. Celui qui est mal à l'aise raccourcit, regarde ailleurs et trouve une raison de partir.

Un homme sûr de lui peut-il être nerveux ? Oui, et c'est même fréquent. L'assurance dans son travail ou avec ses amis ne protège de rien quand quelqu'un lui plaît vraiment.

Est-ce que je peux lui dire que j'ai remarqué ? Plus tard, oui, et sur le ton de la taquinerie. Sur le moment, non : le lui dire ne fait qu'ajouter de la pression.

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